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Carré d'artistes - Le blog

Inspirations, découvertes et dernières actualités du monde de l'art et de nos galeries.

La minute art

Evolution de la peinture de paysage dans l'histoire de l'art - 01/06/2020

peinture paysage par paul cezanne
La peinture de paysage n'a pas toujours été considérée comme un genre à part entière.
Pourtant, à partir de la Renaissance, la représentation d'un panorama pour ses qualités propres n'a cessé de prendre de l'ampleur.

Tour d'horizon des courants artistiques qui ont donné ses lettres de noblesse au paysage.

Peinture paysage : La Renaissance

 
 

Les genres en peinture ont longtemps été soumis à une hiérarchie où le paysage a peiné à trouver sa place.


En effet, jusqu'au XIXe siècle, les peintures exposant des éléments vivants et mobiles étaient plus estimées que celles représentant des objets inanimés.
Il en a résulté la hiérarchie suivante :
- l'Histoire ;
- le portrait ;
- la scène de genre ;
- le paysage ;
- la nature morte.

Le paysage a été utilisé, jusqu'à la fin du Moyen-Age, comme un décor mettant en valeur un récit ou des personnages.
Alors, à quel moment le paysage a-t-il acquis une valeur pour lui-même ?
Pour le savoir, il faut remonter le temps jusqu'à la Renaissance, où le mot d'ordre était la recherche de la beauté.
L'abandon de la peinture à l'eau (tempera) au profit de la peinture à l'huile ouvre à des techniques qui, alliées à la perspective et au sens du détail, incitent les artistes à réaliser des paysages magnifiés.

Que ce soit dans les tableaux de Léonard de Vinci ou de Giorgione, l'arrière plan est mis en valeur par les clairs-obscurs ou la technique du sfumato qui permet, grâce à une délicate superposition de couches de peinture, de donner au paysage un aspect mystérieux et profond.


À Anvers, dans la région flamande, le peintre Patinir exécute des œuvres où la vision panoramique du paysage est une nouveauté pour son époque. Il propose des tableaux où la peinture de paysage atteint une netteté minutieuse.
Chaque détail, proche ou lointain, est soigneusement façonné. Son travail est annonciateur du genre du paysage en Occident.

>Lisez aussi notre article sur les paysages canadiens
 

 L’âge d’Or de la peinture néerlandaise

 

L'art du paysage passe par une étape où les artistes flamands et allemands souhaitaient représenter sur leur toile tout ce que l'homme pouvait percevoir de son environnement.
Cela conduit à des productions fourmillantes d'éléments associés de manière artificielle appelées Weltandschaft, paysage-monde.
Au XVIIe siècle, les Néerlandais vont prendre le contrepied de cette technique pour représenter une portion de nature plus restreinte et plus réaliste.

Les peintres réalisent des croquis préparatoires en extérieur pour ensuite produire le tableau en atelier.
La toile de Wermeer, Vue de Delft, est emblématique de ce procédé.
L'objectif est de magnifier le lieu représenté et d'associer détails minutieux et choix de composition.

Ainsi, les tableaux de cette époque ne font pas une peinture du paysage exacte mais idéale.

 

Tableau peinture paysage : le classicisme français

 


Cette proposition de paysage idéal trouve son apogée en France, dans le mouvement classique.
Cherchant à allier sujet d'Histoire et préciosité de la composition, des peintres comme Nicolas Poussin ou le Lorrain ont choisi des représenter des scènes mythologiques ou religieuses.
L'artiste doit trouver la juste expression entre un paysage reproduit fidèlement, mais sans intérêt, et un débordement de l'imagination.
« La vraisemblance et le jugement partout... », voici le mot d'ordre de Poussin. Tout doit être élaboré et pensé.


Le Lorrain, quant à lui, s'adonne à la peinture de paysage en travaillant la lumière et ses effets sur les éléments naturels : l'eau, la végétation, l'atmosphère. Les personnages sont un prétexte. Le paysage trouve ses lettres de noblesse.






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Le vedutisme italien



 
La veduta signifie « ce qui se voit ».

C'est un genre qui prospère à Venise au XVIIIe siècle et qui met en avant les paysages urbains, représentés de manière panoramique.
Il résulte de l'application de contraintes formelles et du travail sur la perspective.
Les vedutistes comme Canaletto ou Francesco Guardi, qui réalisent leur travail préparatoire à l'extérieur, s'inspirent de la cartographie et s'aident de la chambre noire (camera obscura) pour faire leur composition.
Ces œuvres peuvent être comparées à nos photographies actuelles et constituaient des souvenirs de voyage pour les aristocrates qui séjournaient en Italie.

>Les paysages urbains

Tableau peinture paysage : le romantisme



 
Après plusieurs siècles de pratique artistique basée sur la technique et l'universalité des sujets, le romantisme va venir bousculer les genres pour imposer l'expression de l'émotion.
Au XIXe siècle, le romantisme se déploiera d'abord en Angleterre pour gagner ensuite toute l'Europe.
Les sujets académiques, religieux ou historiques, censés édifier les spectateurs, sont abandonnés au profit de thèmes qui auront pour point commun l'exaltation de la sensibilité individuelle.
La peinture de paysage va s'en trouver bouleversée. La scène provient moins de ce que l'oeil voit que de ce que le peintre sent.
 
 
 

L'école de Barbizon

 

Au même moment se développe un courant réaliste qui rejette toute expression romantique.
Dans le village de Barbizon, en région Île de France, s'installe un groupe de peintres qui prône le retour à la nature et à sa capture telle qu'elle est, et non comme reflet des tourments humains.
Le groupe de Barbizon, influencé par Turner, va s'attacher à fixer la fugacité d'une nature constamment altérée par la luminosité.
Turner s'affranchira des contraintes narratives pour s'attacher à montrer les effets de la lumière.
Cette dilution des contours dans une audacieuse couleur mènera à l'impressionnisme.

>Article sur Barbizon ici

L'impressionnisme



 

Initié par l'école de Barbizon, le tournant pris par la peinture à la fin du XIXe siècle, est accéléré par l'essor de la photographie.
Plus question de copier la réalité. Claude Monet, Camille Pissaro ou Paul Cézanne, travaillent alors à saisir « quelque chose qui se passe », comme l'exprime Berthe Morisot. La lumière est un élément central, la déconstruction du dessin s'accentue, les touches de peintures deviennent visibles.


Le peintre paysagiste impressionniste s'installe à l'extérieur avec sa palette, ses pinceaux et sa toile.
L'impressionnisme signe la gloire de la peinture de paysage, qui devient un thème majeur, avec la scène de genre.
 

Le paysagisme abstrait

 

Monet, à la fin de sa carrière, a peint les Nymphéas comme des ovales à peine esquissés sur son immense toile.
C'est un premier pas vers l'abstraction qui s'appuie sur une autre manière de montrer la nature.
Les artistes du XXe siècle ont commencé à extraire des formes des paysages et à désincarner petit à petit leur structure pour ne plus avoir que la perception géométrique.


C'est le cas de Piet Mondrian ou de Paul Klee.
Inspiré par les arbres et les branches, Mondrian va concentrer son travail sur les axes verticaux et horizontaux qui caractérisent son œuvre. Paul Klee nous propose des panoramas abstraits où des traces de peintures en forme de cercles ou de rectangles s'agencent en douceur, visions nommées d'après les lieux qu'il avait visités, notamment au Maghreb.


Les tableaux et peintures de paysage sont aujourd'hui des œuvres prisées par un large public qui les admirent, les acquièrent ou les réalisent.

PORTRAIT DE Liisa Corbière





Photo de liisa corbière dans son atelier

 

Liisa aime se balader dans la nature où elle réalise des aquarelles, des croquis et des photos.
Ces divers supports sont le point de départ pour l'élaboration de ses tableaux.

D'origine finlandaise, c'est à 25 ans que Liisa découvre la Provence et son arrière pays. *
Très vite, elle se passionne pour la peinture provençale et les couleurs chaudes travaillées au couteau.
Après une période de recherches, Liisa Corbière concentre toutes ses influences dans une écriture personnelle.
Le choix de peindre en atelier, en dehors des questions de praticité, lui permet de styliser sa composition et de s’éloigner d’une peinture trop descriptive.
L’artiste préfère prendre des libertés d’interprétation et laisser libre cours à ses impressions.


 

Oeuvres de Liisa Corbière

feux du jour oeuvre de peinture paysage par liisa corbière
oeuvre sainte victoire par liisa corbière peinture de paysage
peinture de paysage marin par liisa corbière

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