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Ayman Halabi

Né en 1973 à Majdal Shams, une petite ville du plateau du Golan, Ayman Halabi dit ne pas avoir choisi l’art mais avoir été choisi par lui. L’art est pour lui un moyen de se réaliser et d’affirmer son identité syrienne dans un territoire qu’il a toujours connu sous occupation israélienne. A l’âge de 25 ans il entreprend des études à la Faculté des Beaux-arts de Damas. Il y découvre les deux amis et figures de la peinture autrichienne des XIX-XXème siècles : Klimt et Schiele. Il reste alors en admiration devant les couleurs de Klimt et les traits déformés de Schiele. Il est également subjugué par les œuvres de Rembrandt (peintre hollandais du XVIIème siècle), maître du clair-obscur.
Cependant, l’artiste a toujours essayé de créer de manière " pure, dépourvue d’influence extérieure".
Pour lui l’Homme et l’art sont liés. Il perçoit l’art comme une forme de conscience collective de nos communautés. Son travaille interprète donc l’humain et le monde dans lequel il évolue, dans un espace et un temps donné. Forcément affecté par la situation géopolitique du plateau du Golan et séparé d’une partie de sa famille vivant en Syrie, l’artiste attribue à ses sujets les notions de souffrance et d’absence. Ainsi, ses personnages apparaissent le plus souvent comme des ombres, dépourvues de la moitié de leur visage ou de leur corps. Ses figures oscillent entre expressionisme et abstraction. Leur unicité repose dans la spontanéité avec laquelle l’artiste les peint. Ayman mélange volontiers les techniques et les matériaux. La plupart de ses toiles font d’ailleurs l’objet de ses expérimentations et associent couramment peinture à huile et acrylique. Ayant d’abord décliné les nuances de brun, il s’oriente vers la couleur dans les années 2000. Il les voit comme des êtres à part entière, interagissant entre elles et pouvant tendre aussi bien vers la discorde que vers l’harmonie. Actuellement dans sa période " noir et blanc ", l’artiste cherche désormais à mettre en relief les spécificités de sa région et de son peuple et tente de les mettre en relation avec son analyse du genre humain. Membre de l’association artistique " Fath El Mudares " et de l’Union Internationale des Photographes, Ayman Halabi œuvre à dénoncer à travers son travail toute forme d’autoritarisme et prône le droit de préserver et de cultiver sa culture et son identité. Il fait de sa créativité l’outil de diffusion d’un message d’amour et de tolérance pour aider l’Homme à continuer à acquérir son humanité.

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