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3 bonnes raisons de foncer au Louvre voir l’expo Soulages !

15 janvier 2020

Si le musée du Louvre accueille régulièrement des artistes contemporains, il est rare qu’il leur consacre une rétrospective d’envergure. Ainsi, après Marc Chagall et Pablo Picasso, place à l’immense Pierre Soulages, du 11 décembre 2019 au 9 mars 2020. C’est l’une des plus belles expositions du moment – la preuve en 3 bonnes raisons d’y faire un tour.

Exposition Pierre Soulages

 

Parce que c’est un événement inédit

Certains s’en souviendront peut-être : il y a tout juste dix ans, le Centre Pompidou défrayait la chronique en consacrant au « plus grand peintre de la scène française actuelle » une vaste rétrospective pour son 90ème anniversaire. Peu de gens auraient alors parié sur une exposition célébrant son 100ème anniversaire ! Cette année, il revenait donc au plus beau musée du monde de faire honneur à la « longévité exceptionnelle de la carrière de l’artiste » : car rares sont les peintres à vivre, et travailler (!), à cet âge avancé. On y verra volontiers un très beau motif d’espoir et de courage – la création serait-elle le plus beau des remèdes au temps qui passe ?

 

Parce qu’elle réunit toute une vie de création

100 ans de vie, oui, mais surtout 73 ans de travail acharné à faire du noir le plus bel émetteur de lumière. C’est en tout cas ce que nous raconte le musée du Louvre en réunissant des œuvres allant de l’année 1946 au mois d’octobre 2019 – on y sentirait presque l’odeur de la peinture fraîche ! Et il est émouvant de voir comment Soulages est passé des abstractions au brou de noix (du début de sa carrière, jusqu’en 1979) à l’épaisse pâte de peinture noire, emblématique et qui lui permet tant de jeux et de variations avec la lumière du monde.

Pierre Soulages

Parce que le noir dénote à merveille dans le décor du Louvre

C’est tout un parcours : il faut s’enfoncer dans l’Aile Denon après un passage par la sécurité et la billetterie, puis passer devant la Victoire de Samothrace et les chefs d’œuvre italiens pour, enfin parvenir au Salon carré, divisé pour l’occasion en deux vastes salles d’exposition. Celles-ci déploient un parcours chronologique à travers l’œuvre de Soulages, des petits formats au brou de noix de ses débuts aux grands formats plus récents. Les toiles sont présentées sur fond blanc, comme dans un musée d’art moderne, et la lumière dirigée vers Soulages plonge dans l’ombre un sublime et gigantesque plafond recouvert d’or et de fresques peintes. Le dialogue est étonnant – à vrai dire, c’est moins un dialogue qu’une mise à l’honneur, le Louvre tâchant de dissimuler son riche décor pour mettre en avant l’abstraction radicale de Soulages. Une réussite parfaite.

Daniel Reymann, l’abstraction et l’aléatoire

Daniel Reymann est, comme Soulages, un méditatif ; car lui aussi accorde une attention toute particulière à la matière, et aux réflexions métaphysiques qu’elle peut faire naître chez le spectateur. « Enfant, je passais des heures à observer les reflets de lumière dans un verre d'eau », explique-t-il volontiers. Petit-fils d’un ébéniste qui l’a mis sur la route du dessin, Daniel Reymann a multiplié par la suite les expérimentations. Il explique : « J'ai touché à tout ce qui s'est présenté à moi. Je suis curieux de tout. Pour ce qui est de la peinture, mes préférences se sont arrêtées à l'huile, l'acrylique, une espèce de tempera et l'encre de Chine pigmentée. » Il aime l’erreur, l’improvisation, travailler dans une certaine urgence ; ses compositions abstraites portent des noms poétiques, comme Des choses visibles, ou Horizon incertain, révélant un peu des secrets de son univers poétique. Attentif aux couleurs et aux matières, Daniel Reymann nous incite à observer plus précisément le monde, ses lueurs et ses volumes, grâce à des toiles d’une très grande variété plastique.

                                                                                                                                                                                                                     

Daniel Reymann, Time

                                    Time, Daniel Reymann

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