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Cy Twombly embrase le Centre Pompidou

A l'heure d'ouvrir les festivités pour fêter son 40ème anniversaire, le Centre Pompidou présente une rétrospective inédite consacrée à l'artiste américain Cy Twombly, dont l'œuvre luxuriante continue de faire rêver et vibrer.

Une rétrospective aussi rare qu'exceptionnelle

En 2011 s'éteignait à l'âge de 83 ans celui qu'Eric Mezil, Directeur de la collection Lambert en Avignon, considère comme "l'un des derniers géants de l'Art américain". Depuis le 30 novembre, et jusqu'au 24 avril 2017, ce ne sont pas moins de 140 œuvres, essentiellement des peintures mais aussi des sculptures, photographies et dessins, de Cy Twombly qui embrasent le Centre Pompidou à Paris. Première rétrospective complète européenne consacré à l'œuvre de Twombly, cette exposition à l'ampleur inédite rassemble des prêts exceptionnels. Provenant de collections publiques et privées du monde entier, les œuvres sont orchestrées de manière exceptionnelle par le conservateur dano-norvégien du Centre Pompidou Jonas Storsve, avec l'aide de celui qui fut le collaborateur de l'artiste pendant quarante-huit ans, Nicola Del Roscio.

Réparties en trois cycles principaux, Nine Discourses on Commodus (1963), Fifty Days at Iliam (1978) et Coronation of Sesostris (2000), les œuvres bénéficient d'un accrochage chronologique, limpide et puissant. Le parcours au Pompidou ouvre le regard du visiteur sur la progression du travail de Cy Twombly, de ses premiers essais monochromes presque tristes aux travaux grandioses de la fin de sa vie qui sont une explosion d'énergie et de couleurs. On y retrouve une série de dessins à la craie, des toiles déchirées de traces carmin incisives ou des peintures au blanc apaisant dominant et déroutant. Plusieurs critiques s'y accordent, pour parcourir cette rétrospective, il vaut mieux être seul et avoir du temps. On ne ressort pas indemne de ce voyage mystérieux, car l'œuvre picturale de Twombly est constituée d'écrits illisibles ou non, d'éléments figuratifs ou non, mais aussi et surtout de couches et surcouches qui induisent des effacements. « Il réfléchit longuement à l'oeuvre. Il mûrit son projet et finit par le réaliser dans une fulgurance sur la toile », explique alors Nicola Del Roscio.

L'amoureux de la Méditerranée

Les fulgurances de Cy Twombly valent de l'or. Un soir de novembre 2015, chez Sotheby's à New York, une toile du natif de Lexington fut adjugée pour 70,5 millions de dollars. Même refrain en mai 2016 pour l'une de ses peintures qui s'envola pour 36,7 millions de dollars. Pourtant, l'importance de Twombly mit un certain temps à s'affirmer. Au début, ni le public, ni la critique n'appréciait ses "graffitis" ou ses "gribouillis que même un enfant sait faire" oubliant bien vite que Picasso disait qu'il avait "mis toute sa vie à savoir dessiner comme un enfant". Incompris, son Art est qualifié de trop européen, trop chargé de références à la Grèce et à Rome, alors que l'Art américain des années 60 était amouraché du Pop art et du minimalisme. Mais toute l'histoire de Cy Twombly est celle d'un petit américain à l'accent qui traine beaucoup trop pour cacher qu'il vient du sud des Etats-Unis, tombé sous le charme de la Méditerranée. Un homme discret, timide et solitaire qui doit beaucoup à la rigueur de son travail.

Né en 1928 à Lexington, petite bourgade tranquille de l'état de Virginie, Edwin Parker Twombly est rapidement surnommé Cy par son père fan de Cy Cyclone Young, un grand joueur de baseball. Après une enfance et une adolescence passée sous l'œil attentif d'une nourrice afro-américaine et dans un environnement qui semble avoir stimulé sa curiosité intellectuelle, Cy Twombly trouve sa voie dans la peinture. Il s'est notamment assis sur les bancs du prestigieux Black Mountain College avant de s'envoler pour l'Europe et l'Afrique du Nord grâce à une bourse d'étude. Il y découvrira Lascaux, Rome et les plus beaux musées du Vieux-Continent. Fervent lecteur et admiratif de la mythologie grecque, il s'installe dans la capitale italienne et fait profiter ses œuvres de l'influence du soleil méditerranéen. Bien que digne héritier des maîtres de l'abstraction lyrique, Twombly n'est ni successeur de Pollock, ni de Rothko, mais un véritable pont singulier entre l'Ancien et le Nouveau Monde. Considéré depuis toujours comme un artiste important, mais par un cercle restreint d'amateurs, il a fallu attendre le début des années 2000 pour voir les collectionneurs et les spéculateurs s'y intéresser. "On m'a reconnu pour mes peintures à 50 ans, pour mes sculptures à 70 et pour mes photos à 80"

Estelle Barbet, explosion de couleurs

Entre expressionnisme abstrait et gestuel, la peinture d'Estelle Barbet se rapproche de l'abstraction lyrique. Ses toiles sont de véritables explosions de couleurs. "J'espère susciter chez le spectateur des émotions, des sentiments, des souvenirs, des envies ou des idées. Chacune de mes toiles est un appel au rêve, à l’imagination et à la contemplation. L’art est subjectif, chacun a sa manière de voir, de ressentir. J’aime cette ouverture qu’il offre à l’esprit, ces possibilités infinies." Utilisant toute sorte d’ustensiles, l’artiste expérimente sans cesse et explore la matière picturale dans sa diversité graphique autant que chromatique.

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