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Les Mille et Une Nuits, l'oeuvre qui inspire les oeuvres

26 avril 2016

Qui n'a jamais entendu parler des contes des Mille et Une Nuits ? Ce récit d'origine orientale suscite la curiosité et l'inspiration dans tous les domaines de l'Art depuis des siècles.

"L'aube chassant la nuit, Schéhérazade interrompit là son conte..."

Tout débute par l'orgueil du sultan Shahryar qui, blessé de l'infidélité de sa première épouse la condamne à mort. Il décide ensuite de ne plus se fier aux femmes et de prendre chaque soir une nouvelle épouse qu'il exécutera au petit matin. Alors que le sang a déjà coulé, se présente la fille du grand vizir, Schéhérazade. La belle ingénue va suspendre le temps par un poème éternel : nuit après nuit, elle conte au roi un récit qu'elle interrompt à l'aube, chatouillant ainsi la curiosité de son bourreau. "Cette histoire est assurément très surprenante, je suis désireux d'en entendra la suite..." Une suite que le sultan entendra mille et une nuits durant. Schéhérazade fera voyager son récit en Chine, Inde, Irak, Perse, Syrie, Egypte... parmi les cieux, au milieu des mers et au fin fond de mondes souterrains, échappant ainsi à la funeste fin qui lui était promise.

Une origine floue

Malgré son origine obscure, les Mille et Une Nuits tient toute sa place parmi les monstres sacrés de la littérature que sont les écrits fantastiques d'Homère, les méditations de Platon ou encore les livres mythiques de la Chine. De nombreuses enquêtes ont été menées dans le but de découvrir l'origine de ces écrits, et beaucoup s'accordent à dire que ces contes seraient nés en Inde. Ces histoires se seraient ensuite diffusées dans le Monde Arabe par voie orale de marchands en conteurs qui, à chaque étape les adaptèrent et les façonnèrent selon leur langue, leur culture et leur religion. La version "finale" des Mille et Une Nuits  (Alf laylah wa laylah) apparait aux alentours du XIIIème ou XVIème siècle, soit environ plus de 1000 ans après les récits des premiers contes...

Traductions et libération

La première traduction occidentale est l'œuvre de l'orientaliste français Antoine Galland (1646-1715). Sous la dictée d'un moine syrien, il remanie grandement le texte original en l'adaptant aux traditions de son siècle et de l'Europe. Il oublie volontairement quelques éléments triviaux, dénue le texte de tout érotisme et ajoute même des récits inédits comme les Aventures de Sinbad, d'Aladin ou d'Ali Baba.

Malgré tout, cette première œuvre accessible aux yeux des Occidentaux libère l'imagination de nombreux écrivains qui réadaptent à leur tour le récit, Joseph-Charles Mardrus (1868-1949) produit alors le plus marquant d'entre tous. Deux siècles après Galland, le travail de ce médecin français né au Caire est ponctué d'érotisme, d'exubérance, de costumes et de décors majestueux, une version qui déclenche la folie des Nuits en Europe et cette fois-ci pas uniquement qu'en littérature...

De Gustave Doré à Walt Disney

L'Orient est vu pour la première fois du côté des Arabes et non du point de vue des Occidentaux. Tous les arts vont se laisser submerger par cette passion dévorante de l'Orient représenté par l'Occident. De la danse avec le Ballet Shéhérazade de Diaghilev, aux poèmes de Ravel, ce nouvel abord stimule l'imagination des artistes, les peintres en première ligne. Jamais illustrées, les Mille et Une Nuits vont alors naître sous les coups de pinceau de Gustave Doré (1832-1883) qui représente en couleurs en 1857 Les Aventures de Sinbad le marin. D'autres emboitent le pas comme Léon Carré (1878-1942), Vitttorio Zecchin (1878-1947) et les Britanniques réunis par les Dalziel Brothers comme Arthur Houghton, John Millais ou George Pinwell notamment. Chagall, Dulac, Picasso, Van Dongen également reprennent le thème.

Au cinéma, impossible de ne pas penser à Bollywood qui utilise l'univers à volonté ainsi qu'à Disney et ses dessins animés. Si les Mille et Une Nuits ont donné matière à de nombreux artistes et des milliers d'œuvres, Schéhérazade aura elle donné trois fils au sultan Shahryar, épuisé toutes ses histoires et obtenu la grâce de ce dernier.

Albena, l'artiste de la semaine

Cet univers oriental magique sert également de source d'inspiration à Albena l'artiste de la semaine Carré d'artistes®. Elle naît et grandit sous un régime totalitaire, dans les Balkans, en Bulgarie. Dans ce contexte, les artistes fascinent car c’est une des rares activités qui permet l’évasion de l’esprit. Vivant dans le centre de la capitale à Sofia, elle a la chance de baigner dans une atmosphère culturelle.

Elle travaille à la peinture à l’huile et aux glacis à l’ancienne lorsqu’elle peint sur toile ou bois et à l’encre de Chine sur le papier. Elle développe aussi une nouvelle technique mixte sur toile où elle réalise le fond à l’acrylique et utilise des pastels gras et de la peinture à l’huile monocouche. Ce processus permet une peinture dynamique qui fait varier la couleur en fonction de la lumière.

Albena s’inspire des contes de fées de son enfance illustrés par des peintres bulgares. Les mythologies grecque, hindou (Mahâbhârata) et arabe (Les Mille et une Nuits), les icones bulgares et orthodoxes, et parfois même les estampes japonaises sont autant de thèmes qui nourrissent son œuvre. Elle s’intéresse aussi à l’art graphique contemporain et au cinéma moderne.

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