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Nice, aux Arts citoyens !

Du fauvisme d'Henri Matisse au nouveau réalisme d'Yves Klein en passant par le surréalisme de Marc Chagall, les "colorismes" de Dufy ou les facéties de Ben, Nice a toujours brillé par son dynamisme artistique. Tantôt berceau, tantôt terre d'accueil, la Baie des Anges a inévitablement lié son destin à ses nombreux enfants artistes.

Klein, bleu roi

Yves Klein est une étoile filante dans le milieu de l'Art. Sa carrière s'articule seulement sur huit petites mais prolixes années, de 1954 à 1962, date de sa mort d'une crise cardiaque à l'âge de 36 ans. Reconnu comme l'un des artistes les plus importants du mouvement avant-gardiste de l'après-guerre, Klein est surtout identifié par une couleur précise : un bleu ultramarin sobrement intitulé IKB (International Klein Blue). Déposée à l'Institut National de la Propriété Industrielle en 1960, cette couleur est une association d'un pigment bleu outremer et d'un fixant à pâte fluide. Loin des considérations chimiques et techniques, Yves Klein donne dans la peinture monochrome. C'est un moyen pour cet artiste né à Nice en 1928 de réprimer les éléments de composition figuratifs, subjectifs et expressionnistes de l'Art. Par ce biais, il cherche à éveiller la réceptivité du spectateur à ces expériences étroitement liées au quotidien comme la pensée, le toucher et la vue. Précurseur à sa manière du body-art et influenceur de l'Art conceptuel, Yves Klein est une source d'inspiration mondiale pour ses contemporains et pour des générations entières d'artistes. Une reconnaissance irréfutable du milieu de l'Art qui se traduit en quelques chiffres. En 2012, sa toile FC1 a atteint le prix record de 36 millions de dollars lors d'une vente aux enchères chez Christie's. Plus d'un demi-siècle après sa disparition le bleu unique de ses toiles brûle toujours du même feu, pour preuve, le MAMAC (Musée d'Art Moderne et d'Art Contemporain de Nice) accueille aujourd'hui plus de 160 000 visiteurs par an qui se pressent dans une salle réservée aux œuvres de Klein. Un musée, pivot de l'Art contemporain de la région niçoise, situé... Place Yves Klein ! Ca ne s'invente pas.

Arman, au nom du prénom

Dans les registres de naissances niçois de l'année 1928 aux côtés du nom d'Yves Klein figurait celui d'Armand Pierre Fernandez. Très tôt, il montre des dispositions pour le dessin et la peinture et après des études à l'Ecole des arts décoratifs de Nice puis au Louvre il rencontre Claude Pascal et l'inévitable Yves Klein en redescendant sur Nice. En hommage à Van Gogh, il signe toutes ses œuvres de son prénom qui deviendra Arman en 1958 suite à une erreur d'impression sur le carton d'invitation à une exposition chez Iris Clert. C'est au début des années 1960 que sa carrière s'oriente vers une nouvelle dimension avec le début des Accumulations d'objets. Pleinement engagé dans la mouvance intellectuelle et artistique des années 60, il multiplie les œuvres et les expositions internationales, il rencontre même Marcel Duchamp. Au milieu des années 70, Arman atteint la reconnaissance de son œuvre en France et à l'étranger et prend la nationalité américaine. Entre ses projets Accumulations, Fragmentations et Superpositions, le travail d'Arman est aujourd'hui représenté dans tous les plus grands musées internationaux. Décédé en 2005 à New York, la ville de Nice ne l'a jamais oublié et lui consacre plusieurs grandes expositions depuis sa disparition, un musée Arman serait même en projet pour rendre hommage au génie d'un des enfants de Nice.

Ben, toujours la bonne phrase

Natif de Naples, un certain 18 juillet 1935, Ben passe les quatre premières années de sa vie en Italie. Alors qu'en 1939 la Seconde Guerre Mondiale frappe à la porte de l'Europe, il s'enfuit avec sa mère en Suisse puis en Turquie. En 1945, la guerre terminée il poursuit le périple familial jusqu'en Egypte et finit par se stabiliser à Nice où elle a des amies de longue date. Dans la capitale Azuréenne, entre 1955 et 1958, Ben forge son esprit artistique sur la Promenade des Anglais où il discute quotidiennement de peinture, de philosophie et de politique avec... Yves Klein et Arman ! Sa créativité est alors sans limite et il multiplie les expériences et les concepts. Il considère que l'épine dorsale de son travail est alors que tout Art, aussi quelconque soit-il, doit apporter nécessairement un choc et être nouveau. Après s'être intéressé à la notion d'appropriation, au théâtre et au lien entre la vie et l'Art, il travaillera à Berlin avec des jeunes artistes niçois autour des ethnies. Une solide remise en question de sa place en tant qu'artiste dans la société va l'amener à écrire et réfléchir sur ce qu'il est vraiment et sur ce qu'est son Art. Ben vit aujourd'hui dans les hauteurs de Nice dans une demeure sur la route de Saint-Pancrace. Son lieu de vie est identifiable et reconnaissable parmi mille, c'est une œuvre et un musée en lui-même, devenu un haut lieu de l'Art niçois aux côtés du MAMAC et du Musée Matisse.

Richard Poumelin et sa vision du Sud

Natif de Nice, Richard Poumelin commencer à dessiner à l'âge de 16 ans. Elève de Jean-Georges Inca, Richard est inspiré par les maitres impressionnistes et postimpressionnistes comme Turner ou Parkes-Boningon. Sa vision du Sud et son approche moderne consiste alors à créer un "monde à part" rempli d'émotions et de vibrations dans lequel le spectateur est transporté dans un univers ensoleillée et chaleureux. Sa quête d'absolu ouvre alors la voie à un lyrisme intense.

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