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Zoom sur le street art

29 mars 2019

Graffiti, pochoir, mosaïque ou encore collage… Beaucoup ignorent les multiples visages de l’art urbain. Critiqués, sanctionnés, accusés de vandalisme, les auteurs de ces œuvres ont reçu au cours des décennies plus d’aversions que de louanges.

Pourtant, le Street Art s’arrache aujourd’hui à prix d’or dans les salles de vente. Revenons sur l’incroyable succès story d’un art né dans la rue.

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Les prémices New-yorkais

C’est dans les métros de New-York que le Street Art voit le jour, à l’aube des années 70. L’aventure démarre par de simples tags (signatures) sur les wagons, avant de prendre des proportions colossales. En quelques années, les moyens de transports publics sont recouverts de graffitis aux formes et aux couleurs les plus variées. Rapidement, les artistes de rue améliorent leur technique et n’ont de cesse de s’exprimer sur des supports toujours plus grands.

En 1980 une loi est établie pour sanctionner les gaffeurs. Les plus courageux iront alors dessiner dans les arrondissements défavorisés New-Yorkais, plutôt que dans la ville elle-même. C’est de cette façon que l’art du graffiti s’étend aux autres grandes villes américaines comme Chicago, Los Angeles ou encore Washington, avec le même esprit en tête : la liberté d’expression.

L'arrivée en Europe

En France, les graffitis font leur apparition dans les années 80 avec des artistes comme Bando, Blitz, ou Lokiss. A cette époque les diverses formes de street art sont considérées comme destructrices de la propriété d’autrui. Les auteurs sont passibles d’amandes voire sujets à emprisonnement.

Pourtant le graffiti « new-yorkais » va définitivement trouver sa place à Paris et s’afficher dans des lieux privilégiés comme les quais de Seine, les palissades du Louvre ou le Centre Georges Pompidou. La dimension clandestine éveille l’intérêt de nombreux artistes qui s’adonnent à la pratique. Les couleurs et les sujets se font de plus en plus déjantés et le panel de techniques s’étoffe.

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Le graffiti

A son origine, le mot italien ‘’graffiti’’ signifie indifféremment écrire, dessiner ou peindre, avant de désigner plus tard des signatures apposées sur les murs.

Les premiers tagueurs populaires comme Futura ou Phase 2 vont styliser à l’extrême leurs signatures. Phase 2 est ainsi le premier à dessiner le contour des lettres de son nom et à remplir chacune d’elles avec de la couleur. On pourrait penser que cela est un détail, mais sa démarche va pourtant créer une révolution dans la calligraphie : la qualité graphique dépasse le besoin de lisibilité.

Le pochoir

Le pochoir est un moyen très efficace pour reproduire des dessins ou des messages. L’artiste découpe une forme dans un matériau rigide comme du carton ou du plastique et utilise ensuite le plus souvent la peinture en  bombe pour remplir la découpe.

Les artistes comme Blek ou MissTic voulant se différencier des tags New-yorkais vont s’illustrer dans cette pratique. La rapidité d’exécution étant primordiale chez les artistes de rue, cette technique offre l'avantage de décupler de nombreuses fois le même motif dans un  temps record.

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Le collage

Dans cette branche de l’art urbain, la matière utilisée devient autocollante. La technique présente l’avantage de moins endommager la surface utilisée que les pochoirs ou les graffitis. Le collage ne nécessite pas de matériel particulier et l’œuvre restera pourtant collée des mois, voire des années.

De la rue au musées

Né dans les recoins obscurs des villes, étiquetées de pratique illégale et marginale, l’art de rue a pourtant su gagner ses lettres de noblesses et une légitimité inédite. Depuis une dizaine d’années, le Street Art  explose et s’expose. Le Grand Palais et la Fondation Cartier à Paris, la Tate Modern à Londres ou encore le MOCA à Los Angeles : les plus grands lieux culturels s’arrachent les œuvres des artistes urbains. Parmi les grands noms du Street Art actuel, Shepard Fairey, Banksy et le français JR constituent le top trois des artistes les plus rémunérés. 

Face à cette intégration, les avis se divisent. Si certains y voient une reconnaissance méritée, d’autres déplorent le signe d’un embourgeoisement et l’égarement de l’aura sulfureuse de cet art. Pourtant, plusieurs passionnés et spécialistes militent pour une meilleure visibilité de cet art dans les musées. Le Président Fondateur de l'association Artistik Rezo, Nicolas Laugero Lasserre, a ainsi prêté une centaine d’œuvres de sa collection pour donner naissance à Art42 à Paris, le premier musée de Street Art en France. Pour ce passionné : « L'essence du Street art, ce sont des murs militants, mais en parallèle il y a un travail d'atelier. Il y a une cohérence des deux. »

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