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Art et récupération

"Faisons du beau avec du vieux"

L'Art a de tout temps été le miroir de l'époque et de la sensibilité de la société et des hommes qui la vivent. A partir de ce postulat, la récupération d'objets au service de l'art est le reflet de notre société actuelle, un monde de surconsommation et de gaspillage. Cette technique récente a vu le jour en 1914, sous les mains d'un Marcel Duchamp, précurseur avec ses "ready made". La récupération d'objets dans l'art n'a fait qu'évoluer depuis, avec toujours comme élément moteur la surconsommation et le gaspillage.

En détournant de leur usage habituel des matériaux ou des objets qui ont déjà servi pour en faire des sculptures ou des tableaux, les artistes comme Duchamp, Arman ou César pourraient avoir comme devise "Faisons du beau avec du vieux"

(Elevage de poussière, Marcel Duchamp)

(A gauche : Une compression de journaux et de voitures par César, en haut à droite : bouchons récupérés par Mary-Ellen Croteau, en bas à droite : Tim Noble et Sue Webster font émerger du chaos des silhouettes figuratives)

"J'aime me surprendre"

Comme pour Sophie Costa ou François-Régis Lemonnier, le travail avec des matériaux de récupération tient une grande place dans l'œuvre de Gérard Clisson, l'artiste de la semaine Carré d'artistes®, afin de réaliser tableaux et sculptures. Depuis une dizaine d’années, il se consacre presque exclusivement à un travail sur la déchirure, avec un matériau issu du bois.  Dans des menuiseries locales, il récupère des bandes de médium ou d’isorel qu’il transforme dans son atelier de Maulais, près de Parthenay (79). Peint ou naturel et de largeurs indéterminées, ces matériaux industriels fabriqués selon des normes précises, sont détruits et déchirés pour ses créations. L’œuvre se construit au début dans le hasard, sans aucune certitude : « Par principe, je n’aime pas savoir ce que je vais faire au départ, j’aime me surprendre »

Les morceaux de bois de dimensions et de formes aléatoires sont collés sur un support de format carré donnant des éléments qui échappent quelque peu à sa volonté. Une fois la première phase de son travail achevée, s’en suit une deuxième, plus construite, plus pensée. « J’ajoute des éléments qui apportent de nouvelles couleurs, donnent du rythme à mes tableaux »

Assemblés, ces modules forment alors des tracés d’apparence parallèles mais avec des horizons incertains alignés de façon très rythmique. Le résultat ressemble à des écailles ou des écorces suspendues dans le vide.

Voir la galerie de Gérard Clisson

fren