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Lucy Stevens

Née dans le Missouri, Lucy grandit dans le New Hampshire. Elle passe ses journées à monter aux arbres et à attraper des grenouilles. La petite fille est rapidement attirée par les activités artistiques. Mais son admiration pour sa grand-mère écrivain l’incite à suivre la même voie. Elle entame une carrière dans l’écriture et enseigne la littérature à la faculté de Rhode Island pendant une vingtaine d’année. Fidèle compagnon, le dessin l’accompagne dans chaque moment du quotidien (carnets de notes, marges des devoirs de ses élèves, listes de courses, enveloppes, serviettes en papier…) En 2006, Lucy décide de quitter son travail pour renouer avec sa vocation première. Elle troque ses stylos pour des pinceaux et se lance dans la peinture. Elle expose aux Etats-Unis depuis 2009.
L’artiste travaille rapidement. Elle manie un grand nombre de médiums (pastel, aquarelle, feutre et crayon de couleurs…) à l’exception de l’huile dont le temps de sèche lui empêche d’être spontanée. Elle pratique le collage. Sa technique est assez inhabituelle. Après avoir étalé la peinture avec ses mains, elle grave son support avec toutes sortes d’outils insolites, comme un épluche-légumes. Elle incorpore ensuite des encres, du crayon et du pastel au doigt ou au pinceau.
Autodidacte, elle peint par instinct avec une grande générosité. Les idées et les couleurs prennent forme dans sa tête avant de naître sur le support. Créer est pour elle un moyen d’interagir avec les autres, de toucher en provoquant une émotion. Lucy apprécie la naïveté et la sincérité des dessins d’enfants. Sa démarche artistique se rapproche des préoccupations de l’art brut et de la peinture de Jean Dubuffet (peintre français, XXe siècle).
Son esthétique enfantine s’accorde à merveille avec son thème de prédilection : la bête. L’idée de représenter ces petits démons de notre enfance lui vient lors d’une réflexion sur le sens de l’expression française "bête noire". En travaillant sur ce sujet, Lucy donne naissance à une petite figure à l’air inoffensif. Effrayés plutôt qu’effrayants, ses drôles de personnages sont une tendre métaphore de cette peur primaire.

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