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Qui est Daniel Castan ?

8 juin 2020

Il y a 10 ans, Daniel Castan expose pour la première fois dans les galeries Carré d'artistes. De Bordeaux à Lyon, en passant par Lille et Paris, ses œuvres trouvent un public passionné dès les premières heures…

 

Qui êtes-vous ? 

"Je suis artiste peintre indépendant depuis une quinzaine d’années. J’étais anciennement graphiste indépendant, j’ai travaillé dans le design d’objet, c’était un métier où je ne comptais pas mes heures, j’avais des clients très exigeants et cela demandait un engagement très important. De cette première vie de graphiste-designer, j’ai conservé une discipline de travail, un goût de l’urgence et une passion pour les mégalopoles."

 

Quand avez-vous commencé à peindre ?

"Diplômé des beaux-arts, c’est seulement à la quarantaine, après une crise existentielle, que j’ai enfin décidé d’assouvir ce besoin de création. J’ai d’abord acheté du matériel, une palette, des pinceaux puis j’ai essayé. Au début ce n’était clairement pas ça, mais j’avais cette envie de continuer et de ne pas tout laisser tomber alors j’ai insisté, j’ai persévéré et c’est comme ça que tout a commencé. Après c’est vite devenu difficile de faire autre chose."

 

Votre rencontre avec Carré d’artistes ?

"Par un pur hasard, j’ai rencontré Carré d’artistes, leurs galeries et le concept m’a directement séduit. Je me suis dit que c’était une belle opportunité de développer mon travail de peintre et d’évoluer dans ce domaine qui me plaisait tant. Carré d’artistes est alors devenue mon école des Beaux-Arts, me permettant d’évoluer tous les ans lors des multiples dédicaces en France et en Europe et de devenir le peintre que je suis aujourd’hui. C’est grâce à cette rencontre que je suis devenu peintre."

 

Quelles sont vos inspirations ?

 "Quand on m’a demandé de travailler sur le thème de l’urbain, j’ai ressorti des vieilles photos de mes anciens déplacements à New York et à Hong Kong. Graphiquement cela me correspondait, les verticalités, les fuites, les perspectives démesurées, il y a un côté très graphique dans ces deux villes. Les lignes des immeubles se perdent dans le ciel, les larges avenues semblent sans fin et les couleurs s’entrechoquent.

Par la suite, j’ai basculé sur un New York revisité, ce n’est pas un copier-coller d’une avenue ou d’une place, c’est un mélange de tous mes ressentis que je pose sur la toile. J’aime quand c’est suggéré, que le regard du spectateur se perd un peu dans la toile et qu’il laisse marcher son imagination…"

 

Pourquoi le couteau ?

"Le couteau est mon outil de prédilection. Il me permet de travailler à la fois en pâte, en large touche et de dessiner dans la matière. Le choix de cet instrument n’est pas un hasard, le couteau ne laisse pas de place au doute. La peinture me conduit vers une représentation abstraite et épurée sans préméditation."

 

Vous présentez aujourd’hui en exclusivité sur des petits formats un nouveau travail, pouvez-vous nous en dire plus ? Comment vous est venu l’idée de cette nouvelle technique ?

"Il faut que je vous avoue quelque chose que je n’ai encore jamais révélé depuis ma nouvelle vie de peintre. Les gens me demandent souvent si j’ai fait les Beaux-Arts. Bien sûr que jai fréquenté cette institution dans les années 80 mais ce que je n’ai jamais dit, c’est que pendant ces années, je n’ai jamais touché un tube de peinture à l’huile. Mes Maîtres n’étaient pas Cézanne, Van Gogh ou Gauguin. Non, mes Maîtres étaient : Frazetta, Berni Wrightson, Stan Lee Comic books, les maîtres de la BD américaine de ces années-là.

Mon rêve, devenir dessinateur de BD mais dans les années 80, faire de la BD aux Beaux-Arts était plutôt mal vu."

Pendant le confinement, j’ai fait plus ample connaissance avec ma voisine, coloriste pour une maison d’édition. Un retour immédiat à mes premiers amours me fait vouloir en savoir plus sur son travail de la couleur.

Elle colorie à l’ancienne, pas d’ordinateur, juste des encres et des résines. Un rétro projecteur renvoie sur sa table à dessin la planche noire et blanche de l’illustrateur. Dans ma tête une idée émerge doucement et quelques jours plus tard je m’essaie à cette nouvelle technique. La peinture devient vite BD, le relief en moins présent certes mais le rendu devient plus Street Art. Séduit par le résultat, c’est le nouveau travail que je vous propose aujourd’hui.

Et qui sait, peut-être qu’une maison d’édition craquera sur mon travail me permettant de réaliser mon rêve de 20 ans : faire un album de BD…"


  

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