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Carré d'artistes - Le blog
Inspirations, découvertes et dernières actualités du monde de l'art et de nos galeries.
La minute art

Keith Haring, peintre, illustrateur, sculpteur

- 06/09/2021
Keith Haring, peintre, illustrateur, sculpteur
La qualité d'un artiste se mesure-t-elle à sa longévité ?
Cette question peut paraître absurde, elle l'est sans doute mais la brièveté d'une vie peut être le paradigme du talent, si ce n'est du génie. Keith Haring, mort à 32 ans du sida, l'illustre assurément.


Qui est keith haring ?

 
 
Il en faut bien, en matière picturale, pour comprendre ce dont on parle. Mais on ne nait pas ainsi et il faut bien une date pour débuter sa vie.
Celle de Keith Haring commence le 4 mai 1958 à Reading en Pennsylvanie. L'Amérique de la fin des années cinquante, c'est souvent le règne du conservatisme, des dogmes moraux, une pesanteur très lourde...
C'est dans cette ambiance, sa famille dit-on baignait dans ses eaux là, qu'il dut grandir, on l'imagine souffrir.
Sa première émancipation, il la tient quand il put s'inscrire à la Ivy School of Professional Art de Pittsburgh pour suivre des cours de dessin publicitaire.
Si cela ne lui convient pas vraiment, cela le conforte à suivre sa passion, le dessin, d'où son départ pour New York où il put commencer à suivre les cours à la School of Visual Arts.
Et ce sera de nouvelles découvertes, les collages, la vidéo, les installations usant de tous les matériaux, métal, corps, objets détournés...
 

KEITH HARING : La découverte d'une culture.

 
 
  
On imagine aisément la fascination du jeune Keith, plongeant dans les délices de l'East Village à New York.
Y règne la figure tutélaire de Andy Warhol qu'il rencontre. Mais il y a aussi Jean-Michel Basquiat Kenny Scharf, Madonna, des pionniers, des apôtres, on ne sait comment les qualifier. Ce sont aussi des lieux tels que le Club 57 et le Mudd Club  où des conciles de ceux qui réinventent l'art se tiennent chaque jour.
 
                                                           

collection keith haring carré d'artistes

Que dire de son style ?

 

 
Si l'on cherche des parentés, c'est du côté d'un Dubuffet ou de Alechinsky qu'il faudra chercher.
Même s'il fut fasciné par leur énergie, leur virtuosité dans une expression « brute », c'est forcément réducteur.
Son alphabet pictural tient dans son rapport avec le réel, une plongée en apnée jusqu'alors inconnue. Comme il le disait, il voulait « être au monde », non pas à côté, sur la marge mais les pieds dedans, même dans son ombre.
Dans son ambition d'aller à la rencontre des autres, Keith dessine à la craie blanche sur les panneaux publicitaires des couloirs du métro, sur des trottoirs de l'East Village, en faisant des chassés croisés avec la police.
Un ami photographe, Tseng Kwong Chi, réalise constamment des clichés pour immortaliser ses créations. Des milliers de dessins signés Keith Haring oeuvres qui seront ainsi réalisés... Les critiques d'art, toujours à la recherche de convergence, diront que ses œuvres appartiennent à une forme particulière de la figuration libre.


Mais quand on y regarde de plus près, c'est une floraison de formes synthétiques, surlignées en noir, exprimées par des couleurs éclatantes, éclairantes. De la figuration, oui parce que l'on y trouve des bébés, des dauphins, des chiens. De son époque, il prendra les postes de TV, des soucoupes volantes, des réveils mais aussi des pyramides mais animés par des pulsions primales, la mort, le sexe, la destruction.


 

Exposition des oeuvres de Keith Haring - Musée Art moderne de Paris

keith haring musée d'art moderne paris

 

Les expositions de keith haring



 
C'est à 24 ans, en 1982 que Keith Haring réalisera sa première exposition à la galerie Tony Shafrazi de New York.
Elle eut ce privilège d'un immense succès. Ces fonds baptismaux de sa reconnaissance par le public seront prodigues car, dès lors, les expositions ne cesseront pas. En 1983, il participe à plusieurs biennales, celle du Whitney Museum et, quittant le pays, à la Biennale de Sao Paulo.
D'autres villes suivront, Paris, Luxembourg, Bordeaux, Sydney, Melbourne, Rio, Berlin, etc. La rencontre avec le plus grand public, ce fut toujours sa préoccupation, il la tente en ouvrant en 1986, dans le quartier SoHo, un Pop Shop où il va pouvoir vendre toute une collection de produits dérivés, vêtements, gadgets, posters, etc. qu'il a crée, signés keith haring oeuvres en tous genres.
Ce commercialisation sera mal comprise par certains de ses amis mais il sera soutenu dans sa démarche par Andy Warhol.

 

Keith Haring, un prophète ouvert sur les autres.


 
Si son œuvre est une confrontation abrupte avec le réel, elle ne se conçoit pas sans les autres, d'où son engagement quasi militant contre les grands plaies de l'époque, le racisme, l'homophobie, le nucléaire, les préjugés sociaux.
Il lutte aussi contre les ravages de la drogue en réalisant la fresque "Crack is Wack" qui est toujours visible. Pour dire ses colères, ce seront de nouvelles fresques, dans des hôpitaux, des orphelinats, à New York, à Paris, Amsterdam. Son dernier combat sera contre l'épidémie de sida. Lui-même malade, il crée en 1989 une fondation qui porte son nom, chargée d'aider les enfants atteints et pour soutenir les associations luttant contre cette maladie.
C'est une année terrible pour lui car il perd son ami Jean-Michel Basquiat, mort d'une overdose. Il lui consacrera un tableau hommage
"A Pile of Crowns, for Jean-Michel Basquiat". En février 1990, il mourra du sida après avoir peint sa dernière œuvre, un triptyque, "La Vie du Christ".

 

Découvrez la collection inspirée des oeuvres de Keith Haring

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